Ce sera sur un stand représentant un corps de ferme aux briques rouges que la FNSEA recevra politiques, visiteurs et adhérents durant le Salon international de l’agriculture. A l’approche de l’événement qui ouvrira ses portes samedi 22 février 2020 avec la visite du Président de la République, Christiane Lambert, présidente du syndicat, a annoncé qu’elle attendait d’Emmanuel Macron « des éléments d’orientation politique ». « Les agriculteurs veulent des dirigeants qui ont une vision pour l’agriculture et pour la société », a-t-elle souligné lors d’un point presse organisé le 18 février 2020.

 

L’éleveuse du Maine-et-Loire espère une politique agricole qui soit au moins aussi ambitieuse que celle qu’a connue l’agriculture dans les années 1960.

Elle a invité le Président de la République à « une visite pédagogique » samedi au sein du hall 4 au cours de laquelle des échanges sont envisagés avec l’Inrae, l’Anses, les coopératives et les assureurs.

Interpeller les parlementaires sur les retraites

Christiane Lambert entend également profiter du Salon international agriculture pour demander le respect des règles de la loi agriculture et alimentation, notamment de la part des distributeurs. Un renforcement des contrôles de la part du gouvernement et des administrations concernées est aussi attendu.

Concernant la réforme des retraites en cours, le syndicat défendra à nouveau une revalorisation « urgente » des pensions de retraite agricole à au moins 85 % du SMIC. « Nous interpellerons les parlementaires pour porter des amendements en ce sens », a martelé la présidente du syndicat majoritaire.

 

ZNT : des précisions attendues

Autre sujet important qui animera les échanges : celui des zones de non traitement (ZNT). Même si des précisions ont été apportées récemment, « des zones de flou » demeurent dans son application, selon elle, tout en soulignant que ce dispositif était « incontrôlable par les administrations ». « Le gouvernement a fait le choix d’imposer des distances qui ne sont pas les bonnes solutions. Qu’est-ce qu’on fait de ces milliers d’hectares concernés par département ? Que fait l’État pour apporter une solution à ces pertes de production ? Appliquer ces mesures sans délai et sans argent n’est pas acceptable ». Les déclarations d’Emmanuel Macron samedi porte de Versailles permettront, peut-être, d’y voir plus clair.