Le Modef a lu les comptes de l’agriculture publiés par l’Insee le 7 juillet 2022. Le syndicat y a surtout repéré que le nombre d’emplois non-salariés est en diminution de 2.8 % en un an. À l’inverse, le nombre d’emplois salariés progresse de 0,8 %. À ses yeux, « c’est un violent plan social qui s’est abattu dans un silence étourdissant ».

 

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Les chiffres du recensement agricole montrent une diminution du nombre d’exploitations de 490 000 à 389 000 en dix ans. Le Modef estime qu’un million de paysans en France serait nécessaire pour retrouver la souveraineté alimentaire du pays.

Prix plancher

Le Modef demande de nouveaux outils de régulation pour enrayer cette perte. Il avait déjà demandé en février « la mise en place d’un coefficient multiplicateur pour protéger le revenu des agriculteurs devant les pratiques de grandes et moyennes surfaces. »

 

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Cette fois, le syndicat demande la mise en place de prix plancher pour les produits agricoles, c’est-à-dire la fixation d’un prix minimal en dessous duquel il n’est pas possible de vendre une marchandise agricole.

 

« La rémunération correcte du travail paysan permettant de vivre décemment par des prix minimums garantis par l’État est un enjeu de progrès social », estime le Modef. Le syndicat aimerait voir sa proposition reprise dans la loi d’orientation agricole promise par la Première ministre Elisabeth Borne dans son discours de politique générale le 7 juillet 2022.

 

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