mettant en scène trois scénarios pour la future politique commerciale britannique, et ses impacts sur le marché. La première hypothèse se base sur le gel des flux commerciaux, une seconde imagine un scénario protectionniste, et la troisième, le libre-échange. Dans ses conclusions, la Rabobank estime que les deux premiers scénarios jouent en faveur du revenu des agriculteurs britanniques. Mais que le troisième serait très défavorable. Quelle que soit l’hypothèse, il y a forcément des gagnants et des perdants.

 

 

Dans l’hypothèse d’un gel des flux commerciaux, les agriculteurs bénéficieraient d’un marché de la livre plus faible et d’une croissance du marché britannique. Mêmes bénéfices en cas de protectionnisme. Comme dans le premier scénario, ce sont les échanges qui trinqueraient, mais s’ajoutent à la liste des perdants les consommateurs européens et l’industrie agroalimentaire britannique. En revanche, le libre-échange ne jouerait pas en faveur de l’agriculture britannique, ni des exportateurs de l’Europe, puisque les portes s’ouvrent aux exportateurs mondiaux. Le libre-échange profiterait aux consommateurs européens et à l’industrie agroalimentaire britannique.

L’Europe, gros fournisseur des Britanniques

« Le Royaume-Uni est un gros importateur net de produits agricoles », rappelle la Rabobank. Notamment en protéines animales, produits frais et aliments de consommation. Son plus gros fournisseur de produits agricoles étant l’Union européenne, les perspectives du Brexit effraient nombre de professionnels du continent. « Les tarifs douaniers à l’importation sur les produits agricoles sont relativement élevés, les flux commerciaux seront fortement influencés par l’introduction des tarifs d’importation », estime la Rabobank.

 

La Rabobank s’interroge également sur l’évolution de la libre circulation des travailleurs. Car au Royaume-Uni, 32 % des salariés de la filière dite du food et de l’agribusiness est originaire de l’Union européenne. En outre, la Rabobank note que le niveau de la livre sterling aura un impact sur les flux commerciaux.