Dans son communiqué diffusé ce 9 mars 2017, l’association qualifie d’inquiétant le bilan des « négociations commerciales de 2017 qui auraient dû s’achever au 1er mars ». Des négociations qui se sont déroulées avec en toile de fond la guerre des prix entre enseignes et l’augmentation des prix de certaines matières premières agricoles.

Un climat qui se dégrade

« Malgré de premiers efforts de la part de certaines enseignes, le climat commercial général continue de se dégrader, observe l’Ania. La loi n’est toujours pas appliquée et respectée par tous et la pression déflationniste se poursuit au détriment de la vitalité des filières agricoles et agroalimentaires françaises. »

 

L’Ania confirme que les négociations commerciales n’ont pas pris fin à la date prévue. Et que « chez certaines enseignes, de très nombreux accords n’ont été trouvés que dans les 48 dernières heures, renforçant la pression sur leurs fournisseurs au regard du rapport de force déséquilibré. Il est important de souligner que ce constat est particulièrement différencié en fonction des enseignes. »

Des accords pas toujours respectés

Et l’association enfonce le clou, en précisant que la signature d’un accord n’est pas un gage de sécurité. « Le non-respect des accords constitue une pratique courante de la part des enseignes et qui se sont le plus souvent matérialisées en 2016 par des demandes de compensation de marges en cours d’année, des demandes financières complémentaires en fin d’année ou des reports de paiement imposés. »

 

« Nous observons cette année un comportement inacceptable chez certaines enseignes à conclure honnêtement des accords avec leurs fournisseurs, dénonce Jean-Philippe Girard, le président de l’Ania. Des demandes excessives de déflation ou de promotions semblent constituer les principaux freins à la finalisation des négociations. Au-delà de la signature, nous resterons extrêmement vigilants sur le respect des accords tout au long de l’année. »