Comme Noël a son avent, les jours précédant le Salon international de l’Agriculture sont l’occasion de grands élans de communication en faveur du monde agricole. Les enseignes de la grande distribution en ont fait un rendez-vous stratégique. En particulier Carrefour, qui s’est offert cette année plusieurs pages de la presse régionale et des principaux quotidiens nationaux.

4 pleines pages

Dans Le Monde daté du 21 février 2017, par exemple, deux grandes doubles pages affichent une belle composition de légumes d’hiver et un visage d’enfant aux yeux clairs, en face de textes vantant les démarches « responsables » de Carrefour.

 

Habile, l’enseigne salue même d’un grand « bravo » les annonces de ses concurrents sur « un sujet essentiel pour lequel nous agissons depuis 25 ans : une meilleure qualité alimentaire accessible à tous ». Et de décliner dans la foulée ses efforts contre les farines animales, les OGM ou les traitements chimiques après récolte.

Des annonces pour 2017

Cette campagne publicitaire, intitulée « Meilleur chaque jour », s’étalera jusqu’au 25 février, jour d’ouverture du salon. Elle accompagne l’annonce de quatre nouvelles initiatives chez Carrefour :

  • Un « programme d’accélération de l’agriculture biologique », avec l’instauration d’une contractualisation « sur 3 à 5 ans portant sur des volumes et des prix ». D’ici à 2020, 300 fermes devraient être concernées par ce programme.
  • Le déploiement de nouvelles filières animales sans antibiotique et végétales sans produit phytosanitaire : « Après le poulet sans traitement antibiotique lancé en 2013, Carrefour étend sa démarche à de nouveaux élevages de veaux et de lapins en 2017. En parallèle, Carrefour expérimente la suppression des pesticides chimiques sur de nouvelles filières des fruits et légumes comme la pomme, la pêche nectarine et la pomme de terre, pour continuer le travail effectué depuis 2015 sur les tomates, les kiwis, les brocolis et les fraises », détaille l’enseigne.
  • Une « première démarche de certification sur le bien-être animal en France avec un organisme indépendant et en partenariat avec les éleveurs et l’ONG Welfarm ».
  • La mise en œuvre de la technologie « blockchain », au service de la traçabilité de ses filières animales.