Dans son communiqué, l’Ania explique que les achats de matières premières agricoles peuvent représenter « près de 55 % du chiffre d’affaires total de l’industrie alimentaire », et jusqu’à 80 % sur certaines catégories de produits. « Extrêmement volatile, le prix des matières premières alimentaires a augmenté de 12 % en 2016 », ajoute l’Ania, citant quelques exemples.

 

« Le prix du blé tendre a progressé de 16 %, [celui] du lait s’est envolé de plus de 30 %, [celui] du beurre a explosé à +56 %, [celui] du porc a augmenté de 22 %. » Et face à ces augmentations, les négociateurs de la grande distribution « négocient toujours leurs tarifs sur une base déflationniste, niant totalement le contexte économique de leurs fournisseurs. »

 

L’Ania demande que les négociations en cours « se réorientent vers un cadre plus responsable et plus durable ». « La situation est intenable et particulièrement périlleuse dans certains secteurs agroalimentaires. De nombreuses entreprises sont déjà en proie à des difficultés majeures », alerte Jean-Philippe Girard, le président de l’Ania.