Dans le Loiret, la cellule d’urgence, active depuis le mois de juin, a décidé d’aller à la rencontre des agriculteurs en difficulté. Après le suicide d’un agriculteur de l’est du département la semaine dernière, le préfet a réuni à nouveau les structures agricoles du Loiret, le 3 novembre 2016.

Identifier les situations délicates

Banques, assurances, MSA, syndicats, centres de gestion se sont mis d’accord pour identifier les situations délicates et contacter directement les agriculteurs, sans attendre que ceux-ci ne viennent vers eux. La direction des territoires (DDT) centralisera les informations confidentielles.

 

En parallèle, la DDT a allongé le délai de prévenance des contrôles conditionnalité à deux semaines. La FDSEA du Loiret a créé une nouvelle cellule de soutien aux agriculteurs en difficulté, nommée Aidagri 45. L’ancienne « Réagir45 » avait été fermée en 2015 par la chambre d’agriculture.

Peu d’appels d’agriculteurs

« En général, entre 10 et 30 entreprises agricoles sont en difficulté. Là, nous craignons qu’il y a en ait près de 500. Si les collectivités locales et régionales ne nous aident pas plus, il va y avoir de la casse », lance Michel Masson, le président de la chambre d’agriculture du Loiret.

 

Pour l’instant, les agriculteurs ont la tête dans les semis, plus que dans leur trésorerie. À peine 200 exploitants, sur les 3 800 du Loiret, ont contacté la cellule « Loiret écoute active » de la chambre pour effectuer un audit. Et la MSA a reçu très peu de demande d’aménagement de cotisations.

400 demandes de remise gracieuse

Seul le dégrèvement de la taxe foncière non bâtie a bien fonctionné. Avec un taux de 60 %, le dégrèvement s’élève à 6,9 millions d’euros. 400 demandes de remise gracieuse ont été adressées à la direction régionale des finances publiques.