La Chine importe surtout des produits à faible valeur ajoutée. La moitié des importations (en valeur) est constituée de céréales et de soja. « Globalement, la Chine achète principalement des matières premières de base, qui sont ensuite transformées », explique le service économique de l’ambassade de France en Chine. En termes de parts de marché, la France est le 1er fournisseur européen (2,8 % des importations chinoises) devant l’Allemagne (1,6 %) et les Pays-Bas (1,2 %). Quatre-vingts pour cent de nos exportations agroalimentaires sont constituées des vins et spiritueux (35 %), de céréales, en particulier d’orges brassicole et fourragère (31 %), de produits laitiers (13 %) et de viande (9 %), principalement du porc. La viande bovine est encore sous embargo ESB, mais les experts français espèrent voir rouvrir ce marché d’ici quatre à cinq ans, des discussions étant en cours avec les autorités chinoises. Le reste est constitué de produits d’épicerie et de génétique animale. « Le commerce agroalimentaire français vers la Chine est en hausse depuis 2006, et le total de nos recettes dépasse les 3 Md€, soit 15 % de nos exportations globales vers la Chine », se félicite Business France. L’équivalent de 2 à 3 Airbus par an. « Mais la Chine n’est pas un puits sans fonds, avertit Jean-Marc Chaumet, économiste à l’Institut de l’élevage. On pensait que la Chine absorberait tout le lait. Le monde entier s’est mis à investir dans le secteur. Or, force est de constater que le marché n’est pas croissant mais davantage en dents de scie. L’économie chinoise ralentit et si son marché arrive à maturation, il y aura des répercussions sur le marché mondial des produits agricoles ».