«En l’espace de dix ans, les circuits courts se sont imposés dans le paysage alimentaire. Cependant, 85 % du commerce se fait encore en GMS. Comment recréer dans les rayons le lien direct désiré par les consommateurs ? La réponse passe par des marques régionales, dont les producteurs sont actionnaires au travers d’une coopérative ou d’une association capitalistique. Elles sont le seul produit que le distributeur a réellement intérêt à vendre, pour des raisons d’image notamment. L’objectif n’est pas de rafler 50 % du marché alimentaire mais de répondre à la demande du consommateur en étant présent sur un segment en devenir. Il y a des clients pour ce marché !

Les marques d’éleveurs, en particulier, sont avant tout un concept de métropoles. Il y a un espace à prendre dans les linéaires des GMS des grandes agglomérations. La nouvelle marque vendéenne « Vent d’éleveurs », par exemple, se vend mieux à Paris qu’à Challans, sa ville de naissance (lire le reportage page 52). Dans ce domaine, les coopératives ne doivent pas être timides sur leur marketing. Quelle que soit leur taille, elles peuvent s’en sortir avec une offre segmentée sur ce créneau. Bien sûr, il y a des coûts de développement à assurer mais c’est une belle occasion d’apporter du revenu secondaire. »