« Nous avons analysé la traite des chèvres grâce au LactoCorder, qui enregistre des informations sur le débit de traite. Cet outil affine le réglage de la machine à traire », détaille Renée de Crémoux, de l’Institut de l’élevage.

Pour les chèvres et les brebis, un dispositif VaDia enregistrait les variations du niveau de vide. « Les courbes obtenues montrent clairement les moments de surtraite », précise-t-elle.

Concernant les chèvres, qui ont un fort débit à la traite, le niveau de vide varie davantage, et les risques de glissement de faisceaux trayeurs sont accrus. Outre les aspects génétiques, ces faits expliqueraient pourquoi ces chèvres ont souvent plus de cellules.

« Afin d’éviter la surtraite, mieux vaut choisir une durée de traite qui convient à la plupart des brebis, et rajouter du temps pour celles qui ont encore du lait », conseille Nathalie Rivemale. Il faut aussi s’abstenir de masser la mamelle en fin de travail. « Cela n’amène que peu de lait, fait fluctuer fortement le niveau de vide, et augmente les risques de flux de lait inversés ainsi que de transmission de bactéries, favorisant ainsi la hausse des cellules », note Renée de Crémoux.