En vingt ans, les émissions de particules et NOx ont été divisées par trente. Tout a débuté en 1996, avec la norme Tier 1. En 2015, les tracteurs répondent à la norme Tier 4 grâce aux technologies SCR, DOC, filtre à particules, EGR… La prochaine, Tier 5, sera appliquée dès janvier 2019, uniquement en Europe. Elle concernera principalement les particules fines. Ainsi, le filtre à particules (unique solution, selon John Deere) devra être capable de retenir des molécules de l’ordre du nanomètre - contre le micron actuellement -, soit l’équivalent de la taille d’un virus.

Pour mieux comprendre et analyser ce niveau d’exigence, John Deere mesure les émissions en sortie de pot d’échappement des tracteurs FT4. La marque s’appuie également sur un centre de recherche, situé sur le site de Saran, dans le Loiret. Il se compose de neuf cellules dotées de bancs de mesures. Elles sont relevées à l’aide d’une batterie de capteurs autour de chaque bloc.

2,5 millions de moteurs

L’usine française de moteurs Diesel non routiers produit des blocs de 3, 4 et 6 cylindres. Les moteurs Power Tech ont une cylindrée de, respectivement, 2,9 l, 4,5 l et 6,8 l. Ils sont destinés à 70 % aux tracteurs et automoteurs de la marque. Les autres sont commercialisés à des clients externes pour motoriser des bateaux, groupes électrogènes...

L’usine John Deere de Saran emploie 850 personnes sur un site couvert de 6 ha et un parc total de 36 ha. Depuis sa création, en 1965, 2,5 millions de moteurs y ont été fabriqués. Les trois blocs sont assemblés sur une seule et même ligne. John Deere conçoit et fabrique ses culasses, bielles et vilebrequins. Tous les moteurs passent aux bancs d’essai en fin d’assemblage. La marque a lourdement investi ces dernières années pour répondre aux différentes normes antipollution des moteurs. Aujourd’hui, elle semble parée pour atteindre sereinement la norme Tier 5.

Henri Etignard