Pour les géants industriels, il s’agit de mettre la main le plus tôt possible sur les technologies de demain. À ce petit jeu, Kubota se montre particulièrement réactif depuis le lancement de son centre d’innovation, en juin 2019.

En début d’année, le constructeur japonais a annoncé un investissement dans FarmX, une jeune entreprise américaine ayant une expertise technologique en matière de capteurs et d’intelligence artificielle. Cette start-up offre une plateforme tout-en-un pour gérer et automatiser l’irrigation, minimiser le stress des cultures et augmenter le rendement. Kubota a aussi noué un partenariat avec Aurea Imaging, une jeune pousse néerlandaise spécialisée dans la surveillance automatisée des vergers. En combinant intelligence artificielle, drones et capteurs connectés, Aurea Imaging propose des solutions d’arboriculture de précision afin de limiter les interventions humaines et de raisonner l’utilisation d’intrants. Grâce au partenariat avec Kubota, l’entreprise envisage de développer les solutions autonomes, voire entièrement robotisées pour le traitement, l’éclaircissage et la récolte.

Des pièges connectés

Début novembre, Le groupe japonais a participé à un investissement de 3,7 millions d’euros dans Trapview, l’un des leaders de la surveillance et de la prévision des parasites. Trapview a été fondé en 2007 en Slovénie et possède une expertise dans le domaine de la surveillance des parasites. Avec des milliers de pièges déployés sur le terrain, l’entreprise possède actuellement la plus grande base de données et d’algorithmes sur les parasites au monde. Plus de 40 espèces d’insectes différentes sont surveillées dans le monde entier grâce à la solution Trapview.

Kubota termine l’année avec un investissement dans SeeTree, une solution de surveillance de la santé des arbres. SeeTree a été fondée en 2017 en Israël et offre aux grandes exploitations agricoles un service de surveillance et de gestion de la santé de chaque arbre fruitier à partir d’images prises par des drones et des capteurs sur le terrain.

Corinne Le Gall