Douze millions d’euros ont été nécessaires pour réhabiliter l’ancien site de production d’anti-limaces, basé à Pont-du-Casse, près d’Agen (Lot-et-Garonne), et créer une nouvelle usine. « La capacité de production atteint 100 à 150 t/jour et s’adapte aux besoins, très aléatoires, du marché », explique Arnaud Hot, directeur industriel. Ce marché est en effet très volatil : fin 2018, « seuls 800 000 ha ont nécessité des appâts contre 2 900 000 à 3 000 000 ha en moyenne », compte Pierre Olçomendy, chef du marché anti-limaces en France. Ces surfaces sont couvertes à 86 % par des produits conventionnels et à 14 % par du biocontrôle. Deux types de produits pour lesquels le leader français de la lutte anti-limaces enrichit son offre.

Métarex Duo, qui est fabriqué dans la nouvelle usine, a été homologué début avril 2019. À base de métaldéhyde, il profite d’une innovation brevetée pour avoir la forme d’une sphère, et non plus d’un cylindre. Il gagne ainsi en portée d’épandage et résiste mieux à la casse. Sa nouvelle formulation, également brevetée, lui confère une efficacité renforcée par rapport au Métarex Ino. « Avec 10 % d’efficacité supplémentaire, une meilleure régularité et une action plus rapide de 15 % par rapport au Métarex Ino, nous voulons en faire la référence », explique Pierre Olçomendy. Par ailleurs, ce produit est présenté dans un nouveau packaging avec une ouverture facile et un bec verseur. Selon le risque limaces, la dose recommandée est de 3 à 5 kg/ha. En biocontrôle, IronMax MG, à base de phosphate ferrique, est sur le marché depuis décembre 2018. « C’est le premier produit de biocontrôle pour une application localisée », précise le chef marché.

Pour la campagne 2020-2021, un nouvel outil, Limacapt, devrait arriver sur les parcelles. Il s’agit du premier capteur connecté pour la détection et le comptage des limaces au champ.

Florence Mélix