Guillaume Lorisson préside la première commission du 114e Congrès des notaires ayant pour thème de l’agriculture de demain. Son appréhension, au départ du sujet de la régulation du foncier et des activités agricoles, est intéressante : « Je ne savais en réalité que ce que tout notaire exerçant en milieu rural pouvait légitimement savoir. Il nous a été demandé de travailler sur ces questions sans parti pris, l’esprit ouvert, et en ne s’interdisant rien. »

À la recherche du modèle idéal

« J’imaginais alors que notre travail permettrait de trouver un modèle idéal d’exploitation agricole, sereine, performante, sur l’ensemble des territoires. Et je croyais notamment qu’une large libéralisation serait la condition préalable à une agriculture réussie pour demai n. »

« Au cours d’un an et demi de travail et au gré de nombreuses rencontres, poursuit-il, il est apparu évident que ma vision enthousiaste et par trop simpliste que je pouvais avoir n’était pas la bonne. Il semble nécessaire de rapprocher le portage foncier de sa finalité, l’exploitation. Et là, les enjeux de l’agriculture de demain sont nombreux et stratégiques. »