Pour la première année depuis 2005, la consommation globale de volailles est en recul. Principale raison : la crise du coronavirus, avec le confinement et la fermeture de la restauration hors domicile (RHD).

Depuis 2013, le rayon volailles est stable, toute la croissance se fait grâce à la RHD. Cette année, l’augmentation significative des achats des ménages (+10 %) n’a pas compensé la baisse en RHD. La pintade et le canard gras et à rôtir étaient particulièrement concernés. Sur les neuf premiers mois de 2020, les abattages sont en recul de 1,1 % en têtes.

Exportations affectées

La fermeture de la RHD a entraîné une baisse des importations françaises au premier trimestre (–20 à 25 %). La dynamique est revenue dès la levée du confinement, avec des volumes supérieurs à ceux de la même époque l’an passé, principalement de poulet en provenance de Pologne (+11 %).

Les exportations françaises ont été pénalisées par le premier confinement. Vers les pays de l’UE, les expéditions ont fortement reculé (–20 à 30 %), et la reprise est très lente. Elles se sont bien tenues vers l’Arabie Saoudite, grâce au poulet grand export commercialisé en grandes et moyennes surfaces.