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Volailles bio Se passer du soja

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Protéines. En volailles bio, assurer un apport en acides aminés essentiels à un coût acceptable reste difficile. © Jerome CHABANNE

Six matières premières ont été testées. Reste à développer leurs productions.

Au 1er janvier 2018, l’alimentation des monogastriques en filières bio devra se composer de matières premières (MP) bio à 100 %. Une dérogation permettait jusque-là d’incorporer 5 % de MP riches en protéines conventionnelles.

Le projet Avialim Bio (1) a étudié plusieurs MP riches en protéines, sur le plan zootechnique mais aussi en termes d’approvisionnement. Parmi elles :

le concentré protéique de luzerne : utilisé en complément d’autres MP (par exemple féverole et blé toastés), il présente de bons résultats zootechniques. Il est toutefois peu disponible (une seule usine, tonnage insuffisant) ;

le tourteau de sésame : très intéressant en termes nutritionnels mais pas cultivé en France ;

le tourteau de chanvre : intéressant mais l’offre reste insuffisante ;

l’ortie séchée : une plante très peu cultivée en France, bien que sa conduite soit simple. Son prix est aujourd’hui trop élevé. Il faudrait aussi déterminer sous quelle forme l’utiliser (séchée, en granulés, entière, les feuilles…) ;

les larves d’insectes : teneur en protéines et digestibilité très intéressantes mais variables. Le prix est beaucoup trop élevé, le volume largement insuffisant, le débouché en alimentation humaine concurrence le débouché animal et il reste encore des obstacles réglementaires à lever.

Elsa Casalegno

(1) Mené par la chambre régionale des Pays de la Loire, l’Itab, la chambre d’agriculture de Vendée, l’Inra et l’Itavi.

Des valeurs inférieures à celles du soja

Le projet Avialim Bio a vérifié la pertinence des valeurs nutritionnelles utilisées pour les MP bio. Les tourteaux de soja et de tournesol, les plus utilisés, ont une teneur en huile supérieure et une teneur en protéines inférieure à des tourteaux conventionnels, et ces teneurs sont très variables. Les concentrés protéiques de luzerne et de riz ont une teneur élevée en protéines mais leur digestibilité est inférieure à celle d’un tourteau de soja. Pour les tourteaux de lin, chanvre, cameline, sésame, la teneur en matières azotées totales (MAT) est variable et inférieure à celle du soja. Les plantes comme l’ortie et la luzerne présentent des teneurs en MAT faibles et une digestibilité de l’azote inférieure à 70 %.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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