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Vacciner la mère et le veau

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Colostrum. Vacciner la mère pendant la gestation permet d’enrichir son colostrum en anticorps protecteurs pour le veau, alors que le © C.Thiriet

Le but est de mieux protéger les jeunes veaux contre les maladies respiratoires.

Les broncho-pneumopathie, en particulier le virus respiratoire syncytial bovin (VRSB), le virus paraInfluenza de type 3 (PI-3) et la pasteurellose à Mannheima haemolytica , occasionnent des pertes économiques non négligeables : jusqu’à 43 euros par génisse présente en élevage laitier. De plus, elles induisent une utilisation d’antibiotiques dommageable sur le plan de l’antibiorésistance.

Protéger le veau dès la naissance peut se faire en deux temps (1).

Protection continue

Vacciner les mères en fin de gestation. L’objectif est d’assurer un transfert passif d’immunité contre le VRSB, le PI-3 et Mannheima haemolytica, via le colostrum. La protection offerte par cet apport d’anticorps court pendant au moins douze semaines, permettant de couvrir la période du « trou immunitaire » (lire l’encadré). Confrontés à l’un de ces virus, les veaux tombent moins malades, et moins gravement que ceux issus de mères non vaccinées. Cette vaccination des mères protège également les veaux contre certaines diarrhées néonatales et entérotoxémies.

Vacciner les veaux. Pour le jeune veau, la seule protection contre le VRSB et le PI-3 est offerte par un vaccin intranasal, administré à partir de quatorze jours d’âge. Un vaccin inactivé, utilisable dès quinze jours, peut réduire l’expression de la maladie vis-à-vis du VRSB et de M. haemolytica. En revanche, aucun vaccin n’offre une protection contre une infection mixte VRSB-M. haemolytica avant l’âge de deux mois.

Elsa Casalegno

(1) Selon une présentation de MSD Santé animale, lors des Journées nationales des groupements techniques vétérinaires, du 16 au 18 mai à Nantes. (2) Selon des essais menés en 2012-2013 par le GTV Bourgogne et Oniris.

« Trou immunitaire »

À sa naissance, le veau est dépourvu d’immunité. En effet, il n’y a pas transfert de protection de la mère au fœtus pendant la gestation. D’où l’importance de lui administrer le colostrum, riche en anticorps maternels, afin de lui apporter une protection dite « passive ». Un autre cap délicat à passer est celui du « trou immunitaire » entre la fin de la protection passive et le début de la protection par l’immunité propre du veau.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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