« Les truies confiantes donnent naissance à 0,6 porcelet de plus que celles plus méfiantes. Elles sèvrent 0,3 porcelet de plus », explique Valérie Courboulay, de l’Institut du porc (Ifip). Une étude a été réalisée dans cinquante-deux élevages, avec, à chaque fois, trente-cinq truies soumises à des tests d’approche avec notation (d‘« approche impossible » à « contact physique plus de 5 secondes »).

Meilleure santé

« Une bonne relation conduit à des animaux plus confiants, moins peureux et moins stressés. Cela a un impact positif sur le bien-être animal. Les porcs sont aussi moins sensibles aux maladies. Un effet favorable sur la production et la qualité des produits est également observé », confirme l’ingénieure. Les animaux moins stressés se laissent mieux manipuler par l’homme, ce qui améliore la sécurité au travail. 

L’Ifip a noté que certaines conduites ou équipements favorisent les interactions entre l’éleveur et l’animal avec des entrées plus fréquentes dans le groupe de truies : le Dac plutôt que le réfectoire et la paille plus que les caillebotis. Le rang de portée de la truie joue aussi. « Plus elle est jeune, plus le niveau de confiance est important, poursuit Valérie Courboulay. Mais la note se dégrade avec le temps. Les pratiques d’apprivoisement mises en œuvre en quarantaine ne sont pas renouvelées et, peu à peu, on perd de cette relation de proximité. »

Les producteurs qui placent la relation au centre de leur métier sèvrent 0,9 porcelet supplémentaire. Le comportement de l’éleveur est déterminant, qu’il s’agisse de son organisation, de l’environnement (facilité d’intervention) ou de son attitude vis-à-vis de l’animal.

I. Lejas