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Truies : au plus près des besoins

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Précis. Un suivi individuel des gestantes implique d’être équipé d’un Dac et d’une bascule, et des truies avec des puces RFID pour leur identification, le plus souvent menées en groupes assez importants. © C. THIRIET

Individualiser la ration des gestantes permet de meilleures performances à la mise bas et pendant la lactation.

La notion d’alimentation de précision en production porcine s’affine au fil des années. « Les besoins de chaque truie peuvent désormais être déterminés en début de gestation, selon leur rang de portée, leur poids vif et leur niveau d’embonpoint par mesure de l’épaisseur du lard dorsal (ELD) », souligne Nathalie Quiniou, de l’Institut du porc (Ifip). Un essai mené par l’Ifip confirme le lien entre les réserves corporelles de la truie et le déroulement de la mise bas, le poids de naissance des porcelets et la lactation (lire l’encadré). En conditions expérimentales, deux autres critères sont à l’étude « pour ajuster la ration au plus près des besoins quotidiens de la truie et des objectifs d’état à la mise bas » : l’activité (dont la mesure nécessite la pose d’un accéléromètre suffisamment résistant) et le suivi du poids au jour le jour.

L’écart de durée d’activité d’une truie à l’autre et d’un jour à l’autre peut être considérable. Or pour une durée passée debout ou en marche, plus la truie est lourde plus elle dépense d’énergie. D’où l’intérêt de combiner la mesure du poids au jour le jour avec la mesure d’activité. 2 à 10 h d’activité par jour peuvent représenter une dépense d’énergie équivalente à 200 à 1 000 g d’un aliment. Corriger la ration permet ainsi d’éviter d’avoir une truie trop maigre à la mise bas parce qu’elle a été très active pendant la gestation.

Prédire la taille de la portée

La prochaine étape sera de prédire la taille de la portée avant la mise bas, afin d’ajuster encore plus finement la quantité, mais aussi la qualité de l’alimentation apportée à la fin de la gestation, selon les caractéristiques de la portée (en particulier le nombre de porcelets à naître).

Elsa Casalegno
Lard dorsal

Un essai à la station de l’Ifip de Romillé (1) confirme l’intérêt de la mesure de l’épaisseur de lard dorsal (ELD) en fin de gestation comme prédicteur du bon déroulement de la mise bas, mais aussi des performances de lactation. Pour une lactation de 3 semaines, l’ELD optimale est comprise entre 18 et 20 mm. Pour une lactation de 4 semaines, l’ELD ne doit pas dépasser 20 mm.

(1) Présenté lors des Journées de la recherche porcine (JRP) 2017 à Paris.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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