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Réduire le picage sévère des poules pondeuses

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Vigilance. Des irrégularités dans le pelage à l’arrière du cou, à la base de la queue et au niveau du cloaque sont les signes d’un picage sévère. © I . lejas

L’épointage du bec (1) des poules pondeuses pour lutter contre le picage est quasi systématique dans les élevages en France. Mais depuis quelques années, la pratique est remise en cause par la société. Dans un tel contexte, comment limiter le picage et ses conséquences (douleurs, lésions, mortalité) ?

Enrichir le milieu

Entre 2016 et 2017, l’Institut technique de l’aviculture (Itavi) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont planché sur les leviers pour aider l’animal à s’adapter à son milieu. Le comportement de poulettes et de poules en cage aménagée ou au sol avec accès plein air a été étudié, avec la présence de matériaux ajoutés (bloc de béton, chaînes de couleurs, cordes, ballots de luzerne, seau de blé, bouteilles…)

En cage aménagée comme en plein air, il ressort une tendance à moins de lésions et de mortalité liées au picage en cas d’enrichissement du milieu. « Le picage est un comportement naturel, qui pose problème quand il devient exacerbé, rappelle Amandine Mika, de l’Itavi. Si de bonnes conditions d’ambiance et de lumière sont essentielles, l’enrichissement du milieu de vie limite le stress des animaux et contribue à une meilleure adaptation à leur environnement. » L’ingénieure signale l’importance d’enrichir le milieu de vie des poulettes dès leur plus jeune âge pour les habituer à leur environnement futur.

Isabelle Lejas

(1) Réduction d’un tiers de la partie supérieure du bec par rayonnementinfrarouge.

Des dégâts importants en élevage

En 2017, l’Anses a réalisé des enquêtes épidémiologiques sur l’importance du picage dans 160 élevages. Les résultats montrent davantage de lots avec plumage dégradé en cages aménagées (33 %) par rapport au plein air (24 %), avec toutefois une mortalité moins élevée en cage (2,5 %) qu’en plein air (8,8 %).

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Cet article est paru dans La France Agricole

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