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Prévention : vacciner les veaux

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Du sur-mesure. La stratégie vaccinale se réfléchit à l’échelle de l’élevage. © gutner archives

La vaccination fait partie intégrante des mesures de prévention contre les maladies respiratoires des veaux, à condition de mettre en place un protocole adapté à la situation sanitaire de chaque élevage (1). L’éleveur doit aussi déterminer s’il souhaite une protection sur une longue période, ou sur une courte période en ciblant les pathogènes virulents (en particulier le virus respiratoire syncytial, VRSB).

Les périodes de vêlage, donc de temps passé sous bâtiment, déterminent la durée de la période à risque, donc celle du besoin de protection. Si nécessaire, plusieurs vagues de vaccination seront mises en place.

L’âge auquel les veaux sont malades détermine l’âge auquel débuter la vaccination, afin d’anticiper la période à risque. La durée nécessaire à l’installation de l’immunité après la vaccination est un autre critère : pour une protection dans les premières semaines de vie, le vaccin intranasal est le seul à même d’être efficace vite. S’il n’est pas possible, on passera par la vaccination des mères pour un transfert d’immunité via le colostrum.

Pour les bovins à l’engraissement, la période à risque est dans les trois semaines après la mise en lot. La vaccination doit donc avoir lieu avant, et non lors de l’allotement.

E. C.

(1) « Les points clé d’un protocole de prévention vaccinale des maladies respiratoires », interventions de MM. Belbis, El Bay, Plassard et Jozan lors des Journées nationales des GTV 2017.

Perte sèche due aux affections

L’impact des affections respiratoires sur les performances zootechniques des animaux, donc sur la rentabilité de l’exploitation est important. Voici quelques estimations.

En atelier d’engraissement, le GMQ d’un veau malade recule de 68 à 108 g/jour, pour un GMQ moyen de 1 442 g/j. La croissance des bovins sains d’un lot comportant des malades est aussi affectée : elle recule de 41 g/j. La perte annuelle pour 150 jeunes bovins représente entre 3 960 et 9 162 €.

En élevage allaitant naisseur , le retard de croissance au sevrage peut aller jusqu’à 16,5 kg en cas d’infection respiratoire dans les 6 premières semaines de vie. La perte de croissance pour des veaux sains d’un lot avec des malades peut quant à elle aller jusqu’à 5 kg au sevrage.

Votre analyse du marché - Veaux

Commerce difficile

Sur les marchés, les volumes progressent et l’activité commerciale se tend, sous le contrôle des intégrateurs. Les frais de commercialisation sont de plus en plus contraints. Le marché espagnol, qui est souvent la porte de secours à cette période de l’année, se cale sur les prix du commerce français auxquels il faut encore endosser les frais de tests PCR.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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