Après une année 2018 marquée par des cours stables et bas, les cotations européennes et mondiales se sont envolées, tirées par l’abyssale demande chinoise. En proie à la peste porcine africaine, les besoins du pays - premier consommateur mondial de viande porcine - devraient se confirmer a minima sur le premier semestre 2020. Les pays de l’Union européenne (UE) restent les principaux fournisseurs de la Chine, l’Espagne et l’Allemagne en tête.

En cumul sur les neuf premiers mois de l’année, les exportations communautaires vers pays tiers progressent de 16 % sur un an, et de 155 % vers la Chine. En dépit des tensions commerciales, les États-Unis et le Canada commercent aussi activement.

La France profite de cet appel d’air. De janvier à septembre, les exportations grimpent de 7,4 % par rapport à 2018, et de près de 45 % vers la Chine. Toutes destinations confondues, les envois de viandes, de produits transformés et d’abats sont en hausses respectives de 9,2 %, 2,4 % et 5,4 %.

Le prix du porc est désaisonnalisé. Il atteint des niveaux inédits. De janvier à novembre, la cotation française au cadran de Plérin s’établit en moyenne à 1,480 €/kg, en hausse de près de 24 % sur un an.