Les soutiens couplés évoluent, provoquant au sein des petits ruminants des réactions disparates.

Pour les caprins, le ministère évoquait en juin son souhait de mettre fin à la majoration de l’aide caprine de 3 € conditionnée à l’adhésion au code mutuel et à la formation GBPH, pour n’avoir qu’une aide unique à la chèvre. Le 21 juillet, cette aide unique a été estimée par le ministère à environ 17 € pour 2017. Une simplification administrative dont la Fédération nationale des éleveurs de chèvres (Fnec) se félicite, mais qui la déçoit au regard de sa volonté de conserver un « dispositif d’aide de base + bonus ». Elle rappelle, dans un communiqué du 22 juillet 2016, qu’elle avait insisté sur l’importance de soutenir des démarches de progrès comme le code mutuel de bonnes pratiques et la formation au GBPH fermier. « Ce sont des démarches qui permettent d’aider les producteurs à être en conformité avec la réglementation et qui ont prouvé leur efficacité puisque le nombre d’élevages engagés dans ces deux démarches est passé de 60 à 72 % entre 2010 et 2015 », détaille la Fnec.

Du côté des ovins, la Fédération nationale ovine (FNO) accuse les pouvoirs publics d’avoir provoqué un « véritable séisme pour la profession », et considère que le ministre n’a pris que partiellement en compte ses revendications. Elle indique que l’aide ovine accessible à toutes les brebis, en dehors des cas de force majeure comme la prédation, est un signal négatif. Elle regrette que soient supprimées les majorations à la production sous signe de qualité et la productivité supérieure, estimant que « c’est ne pas entendre les demandes des consommateurs et la réalité de la filière, lorsque seulement 40 % de la consommation d’agneau est couverte par la production française. »

Le syndicat se réjouit toutefois de l’aide supplémentaire pour les jeunes producteurs et de l’aide pour les démarches de commercialisation.

Hélène ChaligneJournaliste au service de l’élevage

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