Les deux reports du Brexit ont assez peu marqué les marchés, à l’exception d’un sensible regain des importations françaises d’agneaux britanniques en début d’année. Après un important recul l’an passé, l’offre du Royaume-Uni bondit de 8,4 % en cumul de janvier à septembre, venant accroître les disponibilités à l’exportation. En conséquence, les achats français se sont nettement accrus, surtout au printemps, à des tarifs très inférieurs au marché intérieur.

Le cours s’est globalement inscrit en deçà du niveau de 2018, à l’exception de la période de Pâques, en décalage cette année. Un léger mieux est observé au dernier trimestre.

En cumul de janvier à septembre, les abattages français reculent de 0,9 % en têtes et de 0,3 % en tonnage. Le cheptel est orienté à la hausse en races allaitantes comme laitières.

Les exportations demeurent marginales. Le débouché espagnol est stable, tandis qu’une ouverture vers Israël a accru les envois de vif.

La consommation française va vers la restauration hors domicile. Si les achats des ménages reculent de 7 % sur un an de janvier à août, la consommation par bilan progresse de 0,7 % en cumul de janvier à septembre.

Votre analyse du marché - Ovins

Baisse des apports

Sur cette semaine perturbée par le férié de l’Ascension, les volumes sont en repli. La pluie, qui est tombée sur une bonne partie du territoire, permet aux éleveurs de maintenir les agneaux dans les herbages. Du côté de la demande, les besoins en magasins restent mesurés pour la fin du mois.