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Les performances des vaches laitières passées au crible

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Rendement laitier, vêlage précoce… Avec plus de 1,5 million de lactations brutes enregistrées au Contrôle laitier en 2018, la prim’holstein reste la race laitière la plus utilisée en France. © J.- M. Nossant

Les résultats annuels du Contrôle laitier sont une véritable mine d’informations. Tour d’horizon des performances des races laitières.

Chacune des races laitières (1) de nos régions se caractérise par des performances distinctes, en lien avec les objectifs de leurs éleveurs.

En 2018, « les trois grandes races, prim’holstein, montbéliarde et normande, représentent 91,6 % du total des lactations qualifiées », expose l’Institut de l’élevage (Idele), dans la synthèse annuelle des résultats du Contrôle laitier (CL). D’après les données du Reproscope de l’Idele, si le cheptel des prim’holsteins reste stable, celui des normandes s’érode sensiblement (- 17 % de femelles vêlées en 2013). En parallèle, les tarentaises (+ 6 %), les jersiaises (+ 40 %) et les croisées (+ 20 %) ont le vent en poupe (lire l’encadré).

Production

Dans la catégorie productivité laitière, la prim’holstein et la pie rouge se distinguent. Avec une durée de lactation brute moyenne à 340 jours, les races produisent, respectivement, 9 252 et 7 980 kg de lait par an. Un tiers des prim’holsteins suivies par le CL passent le cap des 10 000 kg, contre 6 % pour sa dauphine, souvent utilisée en croisement. La brune suit avec 7 400 kg produits en 339 jours.

En termes de longévité, la jersiaise, l’abondance et la tarentaise sont les plus régulières. Pour la huitième lactation et au-delà, leur production est équivalente (93 à 98 %) à celle observée en début de carrière. Le ratio passe à 80 % pour la brune et la prim’holstein.

Quant à la composition du lait, la jersiaise et ses 55,8 g/kg de TB et 38,7 g/kg de TP sortent du lot. La normande, la brune et la pie rouge suivent, avec un TB de 42,5 g/kg et un TP de 34,2 g/kg. La tarentaise est la race à gros effectif la plus en retrait sur ce critère (TB/TP à 37/32,5 g/kg).

Sur le plan sanitaire, 50 % des montbéliardes, abondances et simmentals sont en dessous des 300 000 cellules somatiques pour l’entièreté de leur lactation. À l’inverse, 16 % des lactations brunes et normandes affichent au moins deux contrôles à plus de 800 000 cellules.

Reproduction

D’après le Reproscope de l’Idele, qui suit près de 56 000 élevages et 3,5 millions de femelles vêlées, la fertilité des montbéliardes, simmentals et tarentaises se démarque pour la campagne 2017-2018. Leur inter-vêlage (IVV) se situe entre 406 jours pour les deux premières et 414 pour la dernière. La moyenne nationale inter-races se positionne à 420 jours et grimpe à 440 jours pour les brunes. Le nombre d’inséminations artificielles par vache est de 1,67 à 1,72 pour les trois races les plus fertiles, contre 2,1 pour la prim’holstein et la pie rouge.

Chez les génisses, l’âge au premier vêlage inférieur ou égal à 30 mois est plus répandu chez les jersiaises, prim’holsteins et pie rouges. Il se situe entre 32 et 37 mois pour les autres races.

Alexandra Courty

(1) Races étudiées : prim-holstein, montbéliarde, normande, abondance, brune, simmental, pie rouge et tarentaise.

Les croisées gagnent du terrain

La vache laitière croisée est la quatrième « race » la plus suivie par le Contrôle laitier français. En 2018, plus de 113 000 lactations brutes ont été enregistrées. La production laitière est en moyenne de 7 500 kg sur 322 jours, ce qui positionne les croisées juste derrière les prim’holsteins et les pie rouges. Leurs TB et TP sont proches de la moyenne nationale, soit 40,1 et 32,5 g/kg.

Durant la campagne 2017-2018, 37 % des femelles montbéliardes ont donné naissance à un veau croisé, 40 % en abondance et 45 % en pie rouge, contre seulement 18 % chez les prim’holsteins.

(1) Données du Reproscope de l’Idele.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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