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« Le système de contention assure notre sécurité et celle de nos bovins »

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Le système de contention en camembert avec cage et bascule est équipé de passages d’homme.

Les associées du Gaec des Amiraux, qui élèvent 150 vaches charolaises dans le Puy-de-Dôme, apprécient la fonctionnalité de leur système de contention et de pesée fraîchement installé.

«C’est une révolution pour notre exploitation. Nous en avons enfin fini avec le lasso et la contention musclée », assure Marie-Thérèse Croci, associée avec ses trois filles au Gaec des Amiraux à Lapeyrouse (Puy-de-Dôme). Les éleveuses ont installé un couloir de circulation et un camembert équipé d’une cage de contention et d’un système de pesée, dans la continuité d’un bâtiment d’engraissement de 70 places construit en 2018. Un quai d’embarquement finalise l’installation, dont la fonctionnalité a convaincu en quelques mois les exploitantes. Leur investissement s’élève à 18 300 euros. Elles ont bénéficié d’une aide de 2 700 euros versée par la MSA pour la sécurité.

Suivi de croissance

Les quatre femmes, qui emploient un salarié à mi-temps, gèrent un troupeau de 150 mères charolaises et 180 brebis texels sur 318 ha, dont 45 ha de céréales, 16 ha de maïs ensilage et 257 ha de prairies. Les taurillons, les génisses et les vaches sont vendus à la coopérative Sicagieb à Montbeugny (Allier). Le chauffeur peut charger seul et en sécurité : les animaux en partance, allotés la veille dans une case proche du quai d’embarquement, n’ont plus qu’à être poussés jusqu’au camion mis à quai.

« Nous mesurons l’efficacité de cet équipement en tubulaire à plusieurs niveaux, poursuit Delphine. Nous avons gagné en sécurité pour nous et nos animaux, ainsi qu’en facilité de travail. Des améliorations technico-économiques vont en découler. Pouvoir peser facilement nos bovins nous permettra d’affiner les poids et les dates de sortie, en répondant au mieux aux exigences des marchés. Nous allons instaurer un suivi de croissance, avec deux ou trois pesées entre le sevrage et la finition, et ajusterons les rations grâce à cette connaissance précise des GMQ. »

Une contention aisée facilite les interventions sanitaires de prévention ou de traitement au cas par cas. Connaître le poids exact de l’animal permet une posologie adaptée, souvent plus économe. Pour Jean-Benoît Ducerf, technicien à la Sicagieb, qui a encadré la conception du système, « une bonne fonctionnalité se traduit par la simplicité et la sécurité du travail, sur des exploitations dont les cheptels grandissent et la main-d’œuvre diminue. Il en va de la santé des éleveurs. »

Monique Roque-Marmeys

De g. à d. : Delphine, Marie-Thérèse, Séverine et Céline Croci. Au 2 © Photos : M. Roque-Marmeys
Éviter les coups de tête

Le lève-tête, qui immobilise la tête de l’animal dans la cage de contention, fait partie des conseils préconisés par Jean-Benoît Ducerf. Un choix qu’apprécient les éleveuses. « L’animal ne peut plus se débattre, se blesser et nous coincer les mains quand nous intervenons. C’est un plus indispensable à l’usage. Nous sommes aussi satisfaites d’avoir installé toute la contention à l’abri sous le bâtiment plutôt qu’à l’extérieur, comme nous l’avions initialement envisagé. »

Placé dans la cage de contention, le lève-tête évite tout mouvement brusque. © M. R.-M.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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