En cumul sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte de lait de chèvre progresse de 4,8 % en un an. En parallèle, les opérateurs freinent les importations de produits de report caprins. Ainsi, les deux tendances se compensent et l’approvisionnement des transformateurs reste stable sur un an. Il n’y a pas d’alerte pour le niveau des stocks.

Entre janvier et septembre, le prix réel du lait de chèvre s’établit en moyenne à 709 euros les 1 000 litres (+ 3 % par rapport à 2019). Cette hausse est également portée par les contrats négociés dans le cadre des États généraux de l’alimentation. Le cheptel caprin reste stable cette année, après deux ans de progression.

La bûchette, produit phare de l’année

Au niveau des fabrications, l’adaptation des modes de consommation pendant le confinement s’est faite en faveur des fromages en libre-service, comme la bûchette. Sur neuf mois, la production de fromages à la pièce a grimpé de 5,7 %.

Ceux commercialisés sous appellation ont souffert de la fermeture des marchés et des rayons à la coupe.

En lait de brebis, le volume enregistré durant la campagne 2019-2020 progresse de 3 %. Comme en lait de chèvre, la collecte était très dynamique en début d’année, avant d’être volontairement freinée au moment du confinement, par peur de saturation des outils et des marchés.

Les fabrications d’ultra-frais sont à la hausse, et celles de fromages restent globalement stables. La consommation s’érode doucement pour le roquefort et les pâtes molles, mais gagne du terrain pour l’ossau-iraty et les fromages pour salade.

Le cheptel de brebis laitière continue sa progression.

© J.-M. Nossant