L’ambiance n’était pas euphorique au concours national limousin, qui s’est déroulé du 23 au 25 septembre à Poitiers (VIenne). Les cours de la viande et la sécheresse qui s’intensifie minent le moral des éleveurs. Pour autant, ils n’ont pas boudé la manifestation, où quatre cents animaux ont défilé sur les rings. La finesse d’os a obtenu les faveurs des juges. « C’est un critère qui conditionne beaucoup le rendement en viande nette, explique Marc Gambarotto, directeur de l’organisme de sélection France Limousin sélection. Nous avons toujours mis ce critère en avant, mais nous avions légèrement dérivé ces dernières années. C’est pourquoi nous redressons le cap avant que cela ne soit trop grave. »

Du côté des enchères, la moyenne de la vente grand cru de 17 reproducteurs (3 mâles et 14 femelles) s’affiche à 5 400 € en moyenne. « C’est 800 € de moins que la moyenne de l’année dernière », indique Gilles Lequeux, d’Interlim génétique service. Izmir, un taureau né en février 2013, a remporté les enchères. Il a été acheté 11 000 € par des Hongrois. En femelles, Liqueur est la lauréate. Elle est partie aux Pays-Bas pour 8 300 €. Dimanche, les huit animaux de boucherie se sont vendus 4 550 € en moyenne. Ces prix sont en retrait par rapport à d’habitude, mais compte tenu du contexte difficile, le bilan des ventes est jugé plutôt positif par les organisateurs.

M.-F. M.