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« J’ai repris la main sur mes chiffres en atelier bovin naisseur-engraisseur »

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Le tarif de Couprod utilisé par Valentin Terrien (à g.), ici accompagné de son technicien Christophe Bousseau, est dégressif selon le nombre de licences acquises par le client (entre 120 et 220 € d’après l’Idele). © Lucie Pouchard /GFA

L’outil Couprod Web permet à Valentin Terrien, éleveur installé dans le Maine-et-Loire, de calculer directement ses coûts de production.

«Il y a trois ans, j’ai décidé d’utiliser l’outil d’aide à la décision Couprod Web », retrace Valentin Terrien, éleveur naisseur-engraisseur en race limousine. Cette méthode de calcul, déployée par l’Institut de l’élevage (Idele), permet de définir les coûts de production pour chaque atelier de l’exploitation. « Depuis que j’ai rejoint mon père en 2014, je fais partie d’un groupe de progrès bovin viande animé par mon conseiller, Christophe Bousseau, au sein de la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Nous sommes une quinzaine d’éleveurs à nous réunir chaque année pour mettre en commun nos chiffres via Couprod. »

Les données sont saisies au plus proche de la clôture de l’exercice, à l’aide des documents comptables et techniques. Une journée est nécessaire à cette étape. « C’est l’occasion de se replonger dans les chiffres et de réaliser l’ensemble des dépenses effectuées sur l’année, poursuit-il. On a parfois des surprises. Cet exercice permet d’en prendre conscience et de se montrer plus vigilant. » Le technicien Christophe Bousseau, conseiller d’entreprise à la chambre d’agriculture des Pays de la Loire, complète le propos  : « Couprod Web permet aux éleveurs de mieux maîtriser leur comptabilité et leurs résultats, aussi bien d’un point de vue technique qu’économique. Sa mise en place les a rendus plus autonomes. »

Des références locales

Toutes les caractéristiques propres à l’exploitation sont enregistrées sur la plateforme. Les charges sont attribuées selon les différents ateliers. Ce classement peut être automatisé par des clés de répartition, utiles notamment pour les charges de structure. Les effectifs vendus sont répertoriés par catégories. Le poids et le montant à la vente des animaux peuvent être ajoutés pour affiner l’analyse. Il en est déduit le prix moyen de kilo vif vendu (kgvv). Les variations d’inventaire sont également incluses et rapportées à cet indicateur. « Les données économiques sont ainsi plus justes par rapport à l’examen comptable », explique Christophe Bousseau.

Une fois la saisie terminée, les éleveurs transfèrent leurs données. « Je peux alors extraire les chiffres, les confronter d’une année sur l’autre et les mettre en perspective au regard du groupe de référence. » À l’issue de la réunion, des résultats synthétiques des performances des élevages participants sont produits, accompagnés d’axes de progrès et d’objectifs à atteindre pour chacun. « L’outil met en lumière des indicateurs de performance de l’atelier bovin viande qui parlent aux éleveurs », poursuit-il. Parmi les indicateurs produits, on retrouve le prix de revient et celui de fonctionnement (en €/100 kgvv), ou la rémunération et la trésorerie permise (en €/100 kgvv ou en nombre de Smic/UMO [unité de main-d’œuvre]).

« Couprod constitue un réel support d’échange et une base solide qui nous permet d’avoir des références locales. L’outil nous aide à déceler plus rapidement nos erreurs et à identifier les problématiques pouvant pénaliser notre trésorerie, comparativement à la simple lecture du bilan comptable. On bénéficie d’une précision renforcée. Cette approche est stimulante, nous cherchons sans cesse à progresser », souligne Valentin Terrien. « De plus, l’avis d’un éleveur vis-à-vis d’un autre est souvent plus efficace que celui d’un conseiller », renchérit son technicien.

Lucie Pouchard

vêlages plus précoces

« À la suite d’un bilan annuel avec Couprod, je me suis aperçu que j’étais plutôt dans la moyenne basse en production de viande vive/unité de gros bétail (UGB) : j’avais un volume d’UGB improductifs trop important au sein de mon cheptel, comparé à la production de viande vive produite », illustre Valentin Terrien. Pour pallier ce problème, l’éleveur a avancé l’âge du premier vêlage de ses génisses à 28 mois, contre 33 auparavant. « J’attends de voir les prochains résultats du bilan mais je perçois déjà les bénéfices de ce changement, car je gagne 12 génisses par mois en UGB productifs », conclut-il.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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