En octobre 2022, 357 249 têtes de bovins ont été abattues contre 377 350 en 2021 à la même période avec une baisse de 5,3 % en tête et de 4,2 % en poids. Le niveau des cours élevés illustre le déficit de l’offre en France et en Europe et de la hausse du coût de production.

 Les cours dépassent de 51 centimes par kilo de carcasse pour les bovins mâles et entre 1,10 euro et 1,50 euro leurs niveaux de 2021, selon le type de bovin. C’est ce que révèle Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note d’infos rapide publiée le 30 novembre 2022.

Un ralentissement des abattages

Parmi les nombreuses catégories de bovins, une grande majorité des abattages diminuent. On recense  une baisse de 6,6 % pour les vaches laitières en têtes et de 5,4 % pour les vaches allaitantes sur un an. Seulsles gros bovins mâles bénéficient d’une augmentation de 1,2 % par rapport à l’année dernière.

Un déficit commercial grandissant

Le mois de septembre montre un solde du commerce extérieur de viande bovine qui se « dégrade sur un an (et en moyenne quinquennale) en volume comme en valeur » avec une différence de –12 603 tonnes-équivalent carcasse (tec) en 2022 contre un solde de –6 498 l’année précédente.

En effet, le secteur bovin voit ses exportations diminuer de 7,5 %, notamment vers l’Italie, l’Allemagne et la Grèce. A contrario, ses importations « dépassent de 15,7 % leur niveau de 2021 ». Ces événements sont renforcés par un contexte de diminution de la production bovine totale de 4,5 % et d’une hausse de la consommation de viande bovine de  0, 7 %  par rapport à l’année 2021.