Le plan national loup "n’a pas su préserver l’équilibre entre la population de prédateurs et les activités pastorales", déplorent le syndicalisme majoritaire (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, FNO, FNB, FNC) et les chambres d’agriculture dans un communiqué de presse diffusé à la sortie de la réunion du groupe national loup qui se déroulait à Lyon le 23 novembre 2022. L’augmentation des prélèvements de loups n’a pas permis de contenir les dommages sur les troupeaux.

Le syndicalisme majoritaire et les chambres d'agriculture demandent "qu’un plan de sauvegarde du pastoralisme" et de l’élevage soit mis en place. "Le futur plan d’action doit ainsi devenir un plan de protection des éleveurs et de leurs troupeaux et de régulation des loups afin de maintenir la biodiversité, la sécurité face aux incendies et aux avalanches et une économie agricole et touristique vivante dans les territoires ruraux."

"Un jeu de dupes"

Pour Alain Pouget, de la Coordination rurale, cette réunion est un "jeu de dupes. Rien ne changera. Le politique n’a pas la main. C’est l’environnement qui domine les débats." Selon lui, le prochain plan national loup n’apportera pas de nouvelles solutions.

"Pas assez d'anticipation"

La Confédération paysanne regrette pour sa part "le manque d'anticipation" de l'arrivée des loups dans les nouveaux territoires. "Les loups sont partout aujourd'hui", souligne Annabelle Wurbel, en charge du dossier pour le syndicat. Tout le pays devrait être en "Cercle 3. La prédation sur les bovins qui sont considérés comme non protégeables, est également un problème. L'Administration nous renvoie vers un groupe de travail au sein du Groupe national loup pour aborder le problème alors qu'il y a urgence."

Les crédits d'urgence n'arrivent pas à la même vitesse dans tous les départements, déplore la représentante syndicale, qui craint l'aggravation de la situation en raison d'un budget fixe pour les prochaines années "alors que les loups sont en expansion".