Principale alternative à la cage, la volière « permet d’optimiser le nombre d’animaux en élevage tout en offrant aux poules la capacité de se déplacer librement », expose l’Institut technique de l’aviculture (Itavi), dans une étude publiée le 5 mai.

Etude menée sur cinq bâtiments

Les travaux, réalisés entre juillet 2020 et août 2021, ont permis d’étudier le bien-être des poules pondeuses dans cinq bâtiments en volières. Un seul disposait d’un système « portique », tandis que les quatre autres étaient équipés d’une volière en rangées. La taille moyenne de ces ateliers s’élevait à 21 400 poules, qui ont été visitées à l’âge de 23 puis 60 semaines.

D’après l’Itavi, dans ces bâtiments, les quatre grands principes du bien-être animal (bonne alimentation, bonne santé, bon environnement et comportements appropriés) sont respectés. L’institut note même qu’« avec l’âge, les animaux exprimaient de plus en plus leurs comportements naturels individuels (étirement, exploration de l’environnement, toilettage, bain de poussière, déplacement) et collectifs (interaction entre individus) ».

Collisions en vol

En revanche, des points « critiques » ont été identifiés, en particulier « une prévalence significative de pododermatites, de fractures et de déviations du bréchet ». Ces problèmes se sont accentués avec le vieillissement des animaux.

Pour l’Itavi, les atteintes au bréchet pourraient être liées à des collisions avec les éléments de la volière lorsque les animaux volent. Elles seraient moins exprimées en système « portique », du fait de la faible largeur des couloirs. S’agissant des pododermatites, l’Itavi insiste sur l’importance de la qualité de la litière, et « plus globalement de l’ambiance dans les bâtiments ». V. Guyot