publiée le 30 septembre 2021.

 

 

« Le ralentissement des achats chinois en viande porcine européenne observé depuis juin provoque l’alourdissement du marché européen, déjà encombré par les viandes allemandes », analyse le service de la statistique du ministère de l’Agriculture. Il estime que le porc français est « moins dépendant des débouchés chinois que le porc espagnol ou danois et moins lié au marché allemand que les pays nord-européens. »

 

De son côté, le prix de l’aliment pour porcins poursuit sa progression. En juillet 2021, il est supérieur de 16,7 % à la moyenne sur cinq ans, « tandis que le cours du porc est identique à la moyenne ».

 

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Recul des abattages

En parallèle, les abattages se replient sensiblement dans l’Hexagone. En août 2021, ils sont en retrait de 1,5 % en têtes et de 1,6 % en poids sur un an. En têtes, ils rejoignent toutefois la moyenne sur cinq ans et la dépassent de 1,3 % en poids.

 

« Le poids moyen reste également soutenu, comme en août 2020 », précise Agreste. Il s’établit à 92,4 kg, soit 0,9 kg de carcasse en plus par rapport à la moyenne sur cinq ans. En juillet 2021, la consommation globale apparente de viande porcine se replie de 3,1 % sur un an en France.

Balance commerciale positive en volume

S’agissant du commerce extérieur, en juillet 2021, les exportations françaises de viande porcine vers la Chine se replient à leur tour (−700 tonnes-équivalent carcasse) « tandis qu’un ralentissement de la demande chinoise était déjà observé par les autres pays européens en juin ». En parallèle, les importations totales reculent (−2 000 tec), « malgré la hausse importante des achats au Royaume-Uni. »

 

En conséquence, « l’excédent du commerce extérieur des viandes et graisses porcines (hors abats) s’accroît légèrement sur un an », note Agreste. Il s’établit à +5 800 tec (contre +4 900 tec en juillet 2020). En valeur, la balance est « fortement déficitaire depuis mai » et s’établit en juillet à −30,9 millions d’euros.

 

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(1) Classe S entrée abattoirs.