« Il est urgent de modifier le code de la santé publique qui ne prend pas en compte le rôle et la place des chiens de protection sur tout le territoire », estime la Confédération paysanne, dans un communiqué de presse publié le 28 septembre 2021. Le syndicat vise en particulier l’article R. 1334-31, relatif aux nuisances sonores (1).

 

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Les plaintes se multiplient

« Le premier rôle de ces chiens consiste à éloigner tout danger potentiel approchant le troupeau, notamment en aboyant, comportement tout à fait légitime d’un chien de protection au travail », explique la Confédération paysanne. Or les plaintes et les conflits de voisinage se multiplient.

 

« Les éleveurs se retrouvent ainsi face aux gendarmes, face à des maires qui refusent l’accès des chiens de protection aux parcelles communales, face à des voisins qui les harcèlent en toute légalité pour les aboiements de leurs chiens, face aux procureurs. Nous ne tolérerons aucune sanction pour l’aboiement de ces chiens », appuie le syndicat.

 

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« Auxiliaires indispensables ».

Car les chiens de protection sont des « auxiliaires indispensables pour la protection des troupeaux contre les prédateurs ». « Le loup gagnant du terrain sur tout le territoire national, il est indispensable que la communication sur les chiens de protection ne se limite pas aux seuls territoires de montagne mais aussi en zone de plaine où l’élevage est présent toute l’année », estime la Confédération paysanne.

 

Avec un statut juridique spécifique aux chiens de troupeaux, le syndicat souhaite ainsi « confirmer que la coexistence avec les grands prédateurs est l’affaire de tous et impose à tous de faire des concessions ». « Les paysan ont changé leurs pratiques et mis en place la protection exigée par l’État. Cela doit signifier le partage des possibles inconvénients pour la société », défend la Confédération paysanne.

 

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(1) « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé, qu’une personne en soit elle-même à l’origine ou que ce soit par l’intermédiaire d’une personne, d’une chose dont elle a la garde ou d’un animal placé sous sa responsabilité. »