« Les éleveurs de volailles de chair et poules pondeuses affrontent une hausse exponentielle et sans précédent de leur coût de production », s’alarme le Synalaf, le syndicat professionnel créé pour la défense et la promotion des volailles fermières sous label rouge et biologiques. Il s’inquiète donc « de l’avenir des élevages avicoles sous label rouge, IGP et bio, fleurons du patrimoine culturel et gastronomique français ».

 

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Des élevages « menacés »

Le syndicat précise que depuis juillet 2020 « le prix des matières premières s’envole ». De plus, « l’ensemble des autres charges connaît également une croissance importante (énergie, transport, main-d’œuvre…). »

 

Le Synalaf regrette que ces hausses des charges ne soient « prises en compte par la grande distribution ». Il exhorte donc « les différents acheteurs à revaloriser leur prix d’achat ».

 

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Le Synalaf compte sur la vigilance de tous les maillons

« Pour le consommateur, qui plébiscite ouvertement les signes officiels de qualité, cette majoration équivaudrait à un surcoût solidaire », insiste le syndicat qui précise « qu’il s’agirait d’augmenter le prix des poulets sous label rouge et bio de 0,70 € par poulet, celui des œufs sous label rouge de 0,12 € par boîte de 6 œufs et celui des œufs bio de 0,30 € par boîte de 6 œufs afin de garantir le revenu des éleveurs. »

 

Pour préserver les élevages de volailles sous signes de qualité, le Synalaf compte ainsi « sur la vigilance et la responsabilité de chaque opérateur des filières, de chaque consommateur ».