Faisant suite à l’annonce d’un second foyer du virus H5N1 de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en élevage le samedi 4 décembre 2021 à Winnezeele, dans le Nord, le ministère de l’Agriculture confirme un total de cinq foyers en élevage dans ce même département au 8 décembre 2021.

 

Selon un document de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) diffusé par la Confédération paysanne ce jeudi 9 décembre 2021, le second foyer de Winnezeele concerne un élevage détenant quatre bâtiments de 7 000 volailles Gallus reproductrices. Les trois nouveaux foyers concernent un second atelier de 39 000 poules reproductrices, un élevage de 24 000 dindes et un élevage de 30 400 poulets de 3 kg.

 

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« Choix politiques scandaleux »

« Les premiers cas degrippe aviaireapparaissent en France dans des unités de production industrielle où les animaux sont 100 % en bâtiment », déclare la Confédération paysanne. Le syndicat réaffirme qu’« enfermer les animaux des élevages en plein air n’empêcherait pas l’épidémie. […] Le risque de propagation du virus dans les élevages en bâtiment est avéré et su depuis longtemps. »

 

Pour la Conf’, « rendre responsable et coupable l’élevage en plein air ne sert que les intérêts de celles et ceux qui souhaitent industrialiser l’agriculture. » Le syndicat affirme que « l’État accumule les contraintes sur les élevages en plein air jusqu’à les obliger à claustrer leurs animaux à l’encontre même des labels plein air et bio ». Il évoque des « choix politiques scandaleux ».

 

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Plus de 200 cygnes morts

En parallèle, dans la faune sauvage, l’IAHP continue de se répandre. « Le lac de Madine (Meuse et Meurthe-et-Moselle) connaît actuellement une importante mortalité chez des cygnes », rapporte le ministère de l’Agriculture. Plus de 200 animaux ont été retrouvés morts, « sur une population de plus d’un millier de spécimens ».

 

« L’infection dans la faune sauvage gagne du terrain : deux nouveaux points d’eau fréquentés par les oiseaux sauvages sont confirmés infectés », prévient la rue de Varenne. Au-delà des cinq foyers en élevage, la France compte, au 8 décembre, neuf cas en faune sauvage, trois cas en faune sauvage captive et trois cas en basses-cours.