, l’Idele a constaté que plus de 70 % des systèmes d’élevage français ne trouvaient pas leur place dans cette typologie.

 

 

« L’éviction des mixtes des analyses FAO 2016, ou plutôt leur restriction aux mixtes de petite taille, rend difficile la déclinaison de la réflexion sur les systèmes d’élevage européens », précise l’institut.

 

« La majorité des systèmes d’élevage ruminant français sont en effet des systèmes de type fourrager (exclus des systèmes “à l’herbe” et “pastoraux”), reposant sur une main-d’œuvrefamiliale et une bonne autonomie fourragère (ce qui les exclut de la catégorie “intensifs”), mais intégrés au marché national et international et de taille moyenne (ce qui les exclut de la catégorie “petites exploitations mixtes”) », expose l’Idele.

 

« Acteur du développement durable »

Pour y remédier, les responsables professionnels ont réfléchi conjointement à la construction d’un modèle mettant en lumière les spécificités communes aux systèmes herbivores français. Ce modèle « a ainsi pu être défini comme ancré dans les territoires, productif, efficient, à gouvernance familiale et à taille humaine », résume l’Idele.

 

© Modèle d’élevage herbivore français construit par l’Institut de l’élevage (Idele), à la demande de la Confédération nationale de l’élevage (CNE).
© Modèle d’élevage herbivore français construit par l’Institut de l’élevage (Idele), à la demande de la Confédération nationale de l’élevage (CNE).

 

Enfin, le travail a consisté à positionner ce modèle d’élevage par rapport aux grands enjeux de développement durable définis par l’ONU. L’objectif est « d’identifier pour chacun les atouts et axes d’amélioration, ainsi que les ressources bibliographiques à mobiliser pour être en mesure d’objectiver forces et défis », explique l’Idele.