« Le gouvernement doit gérer sa population d’ours, pour garantir la sécurité des personnes et des troupeaux », tempête la Fédération nationale ovine (FNO), dans un communiqué publié le 8 août 2021. Il intervient après la poursuite d’un berger par un ours dans l’Ariège dans la nuit du 3 au 4 août dernier, après avoir attaqué son troupeau de brebis.

 

« En avril 2021, l’ours attaquait pour la première fois en bergerie. Cette semaine, l’ours attaque pour la première fois un berger. […] On ne peut que constater l’échec de la protection passive des troupeaux prônée par l’État et la carence en termes d’éducation de sa population d’ours », estime Franck Watts, responsable du dossier ours à la FNO.

 

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« Apprendre la crainte de l’homme »

Pour le syndicaliste, « les ours doivent avoir peur de l’homme, c’est une question de sécurité publique. Les bergers, les usagers de la montagne ou les troupeaux ne sont pas du gibier. »

 

Par conséquent, la FNO demande que l’effarouchement renforcé, conduit par les agents habilités de l’État, soit « généralisé à l’ensemble des zones de présence des ours afin de leur apprendre la crainte de l’homme et de ses activités ».

 

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Le syndicat plaide également pour « l’autodéfense des bergers et des éleveurs, c’est-à-dire le droit d’assurer leur sécurité en cas d’attaque d’ours. Avant que nos montagnes soient désertées, il est urgent que le gouvernement assume la responsabilité de son plan de réintroduction [de l’ours] », insiste la FNO.

 

Ce lundi 9 août 2021, à 19 h, une réunion de crise sera organisée par la chambre d’agriculture de l’Ariège. Elle visera à « des actions à mener suite à cette situation invivable pour les éleveurs de montagne et leurs bergers » précise la FNO, qui participera aux discussions.