Bérangère Abba, secrétaire d’État à la Biodiversité, a diffusé le 25 mai 2021 sur son compte Twitter, une vidéo de Sorita, une ourse lâchée en 2018, suitée de trois oursons. La responsable se réjouit de « cette bonne nouvelle pour la sauvegarde de l’espèce ».

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#CarnetRose Sorita et ses trois oursons nés dans le #Bearn, une très bonne nouvelle pour la sauvegarde de l’espèce, tout juste 25 ans après la réintroduction de l’#ours brun dans les Pyrénées pic.twitter.com/zmh6XfIqJd

— Berangere Abba (@b_abba) May 25, 2021

L’Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées (Aspap) interprète ce message comme un affront. « Vous pouvez être fière d’apporter votre contribution au déclin du pastoralisme », s’insurge le collectif dans un communiqué de presse du 28 mai 2021.

 

Pour l’Aspap, ce tweet revient à mettre « de l’huile sur le feu » inutilement alors qu’un bras de fer oppose les élus pyrénéens au projet Life-Ours-Pyr doté d’un budget de 8 millions d’euros.

 

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« La médiation vise à notre acculturation »

L’association refuse la médiation territoriale, car « elle vise à notre acculturation, estime-t-elle, c’est-à-dire à la destruction de notre culture montagnarde pour céder la place au déploiement de la population d’ours ».

 

L’Aspap rappelle aussi que les éleveurs feront le bilan de la saison de pâturage en dressant un carnet noir car ils vont perdre « des centaines d’animaux (ovins, bovins, équins, caprins, ruches, chiens…) sous les griffes des ours réintroduits et de leur descendance ».