« L’amont a besoin maintenant d’un signal fort, d’un signal massif, d’un signal jamais envoyé par l’aval solidaire des prix des intrants non négociables qui explosent dans toutes les fermes », lance la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), dans un communiqué publié le vendredi 27 mai 2022.

 

L’association spécialisée de la FNSEA met en garde les laiteries sur un risque de rupture d’approvisionnement. « Si nos transformateurs coopératifs ou privés veulent avoir du lait pour alimenter leurs usines dans les années à venir, ils doivent sérieusement se poser la question de la rémunération de leurs fournisseurs, de leurs sociétaires », souligne-t-elle.

 

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0,5 centime d’euro par yaourt

Les grandes et moyennes surfaces ne sont pas non plus oubliées. « Si les distributeurs veulent avoir des produits transformés pour remplir leurs rayons, ils doivent sérieusement se poser la question des prix d’achat », poursuit la FNPL. Le syndicat estime que la « défense autoproclamée du pouvoir d’achat est non seulement mensongère, mais aussi destructrice ».

 

Il demande ainsi à l’aval une « augmentation générale de 50 €/ 1 000 litres de lait payé ». Selon les chiffres de la FNPL, cela équivaut à 0,5 centime d’euro supplémentaire par yaourt, ou encore six centimes sur une bouteille de lait. « C’est la route barrée aux pénuries qui contrairement à ce qui se passe chez nos amis américains ne seront pas liées à la remise en marche d’une usine vétuste, mais à la faillite d’une filière », défend le syndicat.

 

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