En 2021, l’ensemble des différents troupeaux de l’Union européenne s’orientent tous à la baisse par rapport à l’an dernier, selon les chiffres publiés par l’office européen de la statistique (Eurostat), le 17 mai 2022.

 

Toutefois, l’Europe dispose encore d’un important cheptel avec 142 millions de porcs, 76 millions de bovins, 60 millions d’ovins et 11 millions de caprins en décembre 2021.

Un nombre de têtes fluctuant entre 2010 et 2021

Sur les quatre principales espèces de bétail, les chiffres d’Eurostat montrent des fluctuations sur la période de 2010 à 2021.

 

En 10 ans, il y a eu des fluctuations dans la population des quatre principales espèces de bétail. © Eurostat
En 10 ans, il y a eu des fluctuations dans la population des quatre principales espèces de bétail. © Eurostat

Après avoir atteint près de 146 millions de porcs en 2020, la population porcine de l’Union européenne a décliné de nouveau en 2021. Néanmoins, le nombre de porcs enregistré en 2021 reste supérieur de 2 % à celui de 2010.

 

Sur la même période, le cheptel bovin européen a atteint près de 80 millions de tête en 2016, augmentant de 2 % par rapport à 2010, avant de décroître à nouveau au cours des trois années suivantes. En 2021, il était inférieur d’environ 3 % à celui de 2010.

 

De leur côté, les cheptels ovin et caprin de l’Union européenne ont suivi une tendance à la baisse entre 2010 et 2021, diminuant respectivement de 10 % et 13 % entre 2010 et 2021.

Trois principaux producteurs européens

Selon les données d’Eurostat, la majorité du cheptel de l’Union européenne (UE) est élevée dans quelques États membres. Globalement, trois États membres se partagent la plus grande partie du bétail de l’Europe : l’Espagne, la France et l’Allemagne.

 

En 2021, la France fait partie des trois principaux producteurs européens, aux côtés de l’Espagne et de l’Allemagne. © Laurine Mongenier
En 2021, la France fait partie des trois principaux producteurs européens, aux côtés de l’Espagne et de l’Allemagne. © Laurine Mongenier

En 2021 :

  • L’Espagne comptait 24 % des porcs, 9 % des bovins, 25 % des ovins et 23 % des caprins de l’UE.
  • De son côté, la France représentait 9 % des porcs, 23 % des bovins, 12 % des ovins et 12 % des caprins de l’UE.
  • L’Allemagne, quant à elle, représentait 17 % des porcs et 15 % des bovins de l’Union européenne, mais seulement 1 et 3 %, respectivement des ovins et des caprins de l’UE.

 

Cependant, certains autres États membres se sont spécialisés au cours du temps. C’est le cas par exemple, du Danemark qui comptait, en 2021, 9 % de la population porcine de l’UE. Si l’Irlande est plutôt spécialisée en bovin (9 % de la population bovine de l’UE), la Roumanie et la Grèce se sont, quant à eux, spécialisées respectivement en ovin (17 % du cheptel ovin de l’UE en Roumanie ) et en caprin (un quart de la population caprine est en Grèce).

L’Espagne, gros fournisseur de l’Union européenne

Selon les derniers chiffres, l’Espagne apparaît comme un gros fournisseur de l’Union européenne et arrive en première position, en nombre de têtes, pour les productions porcines, ovines et caprines.

 

Premier producteur et exportateur européen de porcs, l’Espagne est le seul État membre à voir son cheptel porcin progresser en 2021, d’environ 2 % d’après Eurostat.

La France reste le premier producteur européen de bovins

Si la France est le quatrième producteur de porcs et d’ovins de l’UE avec 13 millions de porcs et 7 millions d’ovins en 2021, elle reste le premier producteur européen de bovins avec 17 millions de vaches allaitantes et laitières. Il est important de noter que le cheptel bovin de la France n’a pas cessé de se réduire depuis 10 ans.