Depuis le 4 novembre 2021, l’ensemble des élevages de volailles français devaient mettre à l’abri leurs animaux, en raison du niveau de risque élevé vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), alors défini sur le territoire métropolitain. Une instruction technique publiée le 13 mai 2022 va temporairement mettre fin à cette longue période.

 

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Uniquement dans les zones indemnes

Jusqu’au 15 juin 2022, une dérogation permet de donner accès à un parcours réduit aux volailles de chair à partir de 8 semaines, et aux palmipèdes à foie gras à partir de 5 semaines. Et ce, uniquement dans les zones indemnes du virus, que le département concerné soit en niveau de risque « élevé » ou « modéré ».

 

Dans les zones réglementées, les palmipèdes à foie gras peuvent évoluer sur un parcours extérieur réduit protégé par un filet, « autorisé uniquement en circuit court autarcique et à partir de la cinquième semaine d’âge ». Quant aux gallinacés, un parcours extérieur réduit leur est autorisé à partir de 10 semaines d’âge.

 

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Atteintes potentielles au bien-être animal

Selon le ministère de l’Agriculture, cette dérogation est justifiée en raison du « caractère inédit de l’épizootie de 2021-2022 ». Le maintien prolongé du niveau de risque « élevé » vis-à-vis de l’IAHP a « contraint les établissements à une mise à l’abri plus longue que les crises précédentes ».

 

La rue de Varenne pointe en particulier de « potentielles atteintes au bien-être animal secondaire à cette mise à l’abri prolongée » et l’augmentation des températures extérieures, associées à une situation épidémiologique « en voie de stabilisation ». Pour autant, « une vigilance accrue et collective s’impose face à cette dérogation », insiste le ministère.

 

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