« Ce projet est inacceptable, le Parlement européen et le Conseil doivent le revoir en profondeur pour garantir le maintien d’un élevage paysan en France », a réclamé la Confédération paysanne le 12 avril 2022. Dans son viseur, les propositions de la Commission européenne visant à actualiser la directive des émissions industrielles, présentées sept jours plus tôt.

 

Si elle doit encore être adoptée par les Parlement et Conseil européens, cette révision étendrait la réglementation aux élevages de bovins, de porcins et de volailles comptant plus de 150 unités gros bétail. Nombre d’organisations et d’acteurs du monde agricole ont déjà dénoncé cette révision.

Deux « aberrations »

« Déjà en grande difficulté, les élevages bovins devront régulièrement passer par une coûteuse procédure d’autorisation et d’enquête publique, sur la seule base de leurs émissions de méthane et d’ammoniac, sans aucune considération pour leurs bénéfices sur la biodiversité, l’aménagement du territoire, l’économie locale ou la captation de carbone par les haies et les prairies », estime le syndicat.

 

« La seconde aberration de ce projet, que ni le ministre de l’Agriculture ni la FNSEA n’ont dénoncé, est d’alléger le régime d’autorisation existant pour les unités de production industrielles porcines et avicoles. Une aubaine pour les fermes-usines que nous combattons justement pour maintenir et développer un élevage paysan », a-t-il ajouté.