« Une revalorisation du prix du lait de chèvre conséquente et immédiate », c’est ce que demande la Fédération nationale des éleveurs de chèvres (Fnec), dans un communiqué diffusé le mercredi 6 avril 2022.

 

Face à l’envolée du prix des matières premières, les hausses de prix du lait de chèvre passées lors des négociations commerciales, closes le 1er mars, sont « clairement insuffisantes ». Le syndicat appelle à relancer au plus vite les discussions avec les distributeurs et les transformateurs, afin de revaloriser le prix du lait à hauteur de 90 à 100 €/1 000 l, contre 20 à 30 €/1 000 l au premier round.

 

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Les achats d’aliment pèsent lourd dans les trésoreries

À un tel niveau de rémunération, « les éleveurs ne vont pas tenir, les trésoreries sont déjà bien mises à mal », alerte la Fnec. Selon le syndicat, les achats d’aliments représentent plus de 50 % du coût de production des exploitations caprines, voire 70 % pour certains ateliers.

 

D’après leurs premières projections, l’indice Ipampa lait de Chèvre atteindrait 147,2 d’ici au mois de juin, contre 122,8 en janvier 2022. Cela représenterait une hausse de 20 % en l’espace de quelques mois.

 

D’après la Fnec, le prix de revient en juin 2022 s’élèverait à 918 €/1 000 l, alors que la moyenne de prix des douze derniers mois s’établit à 794 €/1 000 l. « Il manque donc plus de 120 €/ 1 000 l pour couvrir la hausse des coûts de production ! », rapporte-t-elle.