58 % des chefs d’exploitation et coexploitants ont 50 ans ou plus, selon les résultats du dernier recensement agricole. Un défi générationnel auquel n’échappe pas l’élevage.

 

Au Salon international de l’agriculture, le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA) et la Confédération nationale de l’élevage (CNE) — dont JA fait partie du bureau — se sont inquiétés de cette situation lors d’une conférence le 1er mars 2021.

 

Selon leurs chiffres se basant sur des données de la MSA, les éleveurs de plus de 50 ans en 2019 représentaient 52 % des effectifs en vaches allaitantes, 49 % en brebis à viande, 48 % en vaches laitières, 43 % en brebis laitières et 40 % en chèvres.

Des turn-overs élevés en ovin et caprin

À ce vieillissement des éleveurs s’ajoute la difficulté à renouveler ceux qui quittent la profession. Les départs sont partiellement remplacés dans la majorité des filières : 45 % en vaches laitières, 83 % pour les éleveurs de plus de 20 vaches allaitantes, 91 % en brebis laitières, 94 % pour les éleveurs ovins avec plus de 150 brebis. La filière caprine s’en sort mieux avec un taux de renouvellement de 106 %.

 

« Mais les turn-overs en ovin et caprin sont élevés en raison de carrières courtes », a précisé Christophe Perrot, du CNE sur le stand de Jeunes Agriculteurs. En 2019, 3 579 agriculteurs de moins de 40 ans se sont installés sur des exploitations avec un élevage de ruminants, en baisse de 7 %. Ils étaient 774 à avoir plus de 40 ans.

 

Pour pouvoir réussir ce renouvellement des générations, le CNE a formulé plusieurs propositions dans un livre blanc de 2019 qu’il vient de mettre à jour. Parmi elles, figurent l’accès pour les éleveurs à un « bilan de compétence » ou la création d’un outil de sécurisation des revenus grâce à un prix minimum sur 5 ans.

 

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