« Depuis quelques semaines, la filière de la volaille française est victime d’une épizootie d’influenza aviaire aussi violente qu’inattendue », souligne l’interprofession de la volaille de chair (Anvol), dans un communiqué diffusé le 14 mars 2022.

 

Les Pays de la Loire, et plus particulièrement la Vendée, sont en première ligne. La région est « la deuxième la plus productrice de volailles en France » et « concentre le nombre le plus important de sélectionneurs, d’élevages de reproducteurs et de couvoirs. » Sans (encore) parler de ruptures d’approvisionnement, la situation a de quoi préoccuper sur le long terme.

 

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Soutien demandé

« Si les éleveurs sont les premiers gravement touchés sur le plan économique et psychologique, ce sont tous les maillons de la filière qui sont lourdement impactés dans leur activité », appuie l’Anvol. La flambée du prix des matières premières, aggravée par le conflit russo-ukrainien, n’arrange rien.

 

« Malgré la très grande mobilisation de toute la filière avicole française [pour contenir la situation], cette crise [causée par la grippe aviaire] aura des répercussions à long terme sur les territoires et dans les outils économiques (couvoirs, élevages, abattoirs, etc.). »

 

L’interprofession de la volaille de chair en appelle au soutien et à la « compréhension » des consommateurs. Elle demande aux pouvoirs publics « la mise en place et le versement rapide d’indemnisations pour les éleveurs en grande détresse financière ainsi que pour les entreprises du secteur impactées ». Une aide rapide, mais aussi, et surtout, inscrite dans la durée, « afin de sauver la pérennité de cette filière indispensable à la souveraineté alimentaire du pays ».

 

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