Alors que le gouvernement a récemment annoncé la reprise des négociations commerciales entre les transformateurs et les distributeurs, « une telle réouverture implique nécessairement de nouvelles négociations à l’amont, entre les organisations de producteurs et les industriels », estime France OP Lait, dans un communiqué publié le 22 mars 2022.

 

Car pour la Fédération des OP laitières, les transformateurs « n’ont pas pour intention de faire passer uniquement leurs propres hausses de charges, mais aussi celles des producteurs de lait regroupés en organisations de producteurs (OP). » Encore faut-il que les relations soient équilibrées. Or France OP Lait fait état d’industriels qui « ne connaissent que le rapport de force et qui piétinent allègrement les lois Egalim ».

 

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« Trop d’industriels sans contrats »

« Encore trop d’industriels laitiers n’ont pas de contrats avec leurs OP et leurs producteurs et s’affranchissent donc de la loi LMA (1) votée en 2010 », appuie la Fédération, qui dénonce « l’unilatéralisme » et « l’alignement concurrentiel moins disant » de certains transformateurs.

 

France OP Lait appelle l’État à « faire appliquer la loi en menant des contrôles de l’amont dans les relations entre OP et industriels et à mettre en œuvre le dispositif de sanctions ». « Laisser les OP seules, face à la brutalité du rapport de force, ne permettra certainement pas aux producteurs de lait de répercuter leurs hausses de charges », enchérit la Fédération.

 

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(1) Loi de modernisation de l’agriculture promulguée en juillet 2010 et conduite par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Agriculture.