Réduire la densité d’animaux dans les zones proches des foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), tel était l’objectif de l’interdiction des mises en place de volailles d’un jour, dans les communes du Sud-Ouest situées jusqu’à 20 km des foyers. Il s’agit d’un rayon de 10 km supplémentaires par rapport aux zones de surveillance déjà existantes.

 

« Compte tenu de la situation, cette zone supplémentaire initialement prévue jusqu’au 7 janvier est maintenue jusqu’au 14 janvier 2022. L’encadrement des mouvements d’animaux pourrait y être renforcé », indique Cécile Bigot-Dekeyzer, préfète du département des Landes, dans un communiqué publié le 5 janvier 2021.

 

> À lire aussi : Grippe aviaire, « La luzerne aide mes poules à s’adapter au confinement » (Vidéo) (04/01/2022)

Ouverture d’une « plate-forme » de dépeuplement

Pour assurer les dépeuplements préventifs « indispensables pour freiner la progression du virus », une plate-forme « qui permet d’augmenter significativement les capacités d’abattage » sera opérationnelle à partir du vendredi 7 janvier, indique la préfecture des Landes.

 

« Son fonctionnement est confié à l’entreprise GT Logistics, sous contrat direct avec le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, associée aux activités périphériques nécessaires (transport des oiseaux, nettoyage et désinfection des camions et des caisses de transport…) », précise l’autorité locale.

 

> À lire aussi : La grippe aviaire touche 41 élevages en France (04/01/2022)

Abattage des foyers sous 24 heures

Selon la préfète, « l’importante préparation et la mobilisation des services de l’État dans les Landes ont permis de respecter un délai maximal de 24 heures entre la découverte d’une suspicion et l’abattage total des animaux, y compris les week-ends et les jours fériés. Dans les Landes, au 4 janvier, près de 75 000 palmipèdes et de 80 000 volailles ont été abattus.

 

Au 5 janvier, le département comptait 22 élevages touchés par le virus H5N1, dont 11 élevages de palmipèdes, 8 de volailles et 3 élevages mixtes. « Les foyers se concentrent aujourd’hui dans une dizaine de communes reparties entre Cazalis et Samadet, dans un ensemble limitrophe des Pyrénées-Atlantiques et du Gers », indique la préfecture.