Dans sa newsletter diffusée le mercredi 28 septembre 2022, l'Institut de l'élevage (Idele) a publié les indicateurs de référence actualisés en viande bovine. Ils englobent quatre catégories d'animaux : les vaches, les génisses, les jeunes bovins et les broutards de races à viande.

Les derniers indicateurs de référence « coût de production et prix de revient » donnent des repères chiffrés sur les filières conventionnelles, biologiques et sur le label rouge. Ils concernent le premier semestre de 2022, avec les valeurs monétaires et les évolutions sur six mois et sur un an. 

Les repères en systèmes conventionnels

Pour les gros bovins de type viande produits en systèmes conventionnels, la méthode de calcul (1) s'appuie sur un échantillon constant de 118 exploitations des réseaux d’élevage Inosys, naisseurs et naisseurs engraisseurs de bovins de races charolaise et limousine, sur la période de référence de 2014 à 2016.

© Capture d'écran/Idele

L'Ipampa (2) viande bovine, qui mesure les variations des prix d'achat supportés par les exploitations pour leurs intrants de production et leurs dépenses d'investissement, augmente de 13 % en moyenne au premier semestre de 2022. 

Les repères en systèmes biologiques

Pour les données en bio, la méthode de calcul (3) s'appuie sur un échantillon composé de 124 résultats de fermes spécialisées dans la production de viande bovine biologique, naisseurs et naisseurs engraisseurs de veaux ou/et de bœufs sur la période de référence de 2017 à 2019. 

Les exploitations sont suivies dans le cadre des réseaux d’élevage Inosys en agriculture biologique et du dispositif Bioréférence. 

© Capture d'écran/Idele

Premières estimations du surcoût en label rouge 

Des règles de calcul ont également été établies, afin d'estimer le surcoût de la conduite de gros bovins sous label rouge par rapport à ceux produits en conventionnel.  

« Ce surcoût intègre en particulier le coût de la certification obligatoire pour la totalité de l’atelier de la viande bovine alors que seule une partie des bovins labellisables sont effectivement commercialisés avec le label, en fonction des marchés », explique l'Idele dans sa synthèse. Le surcoût lié au complément protéique garanti non OGM (4) pour l’alimentation du troupeau est également pris en compte. 

« Bien que l’essentiel de l’alimentation des animaux soit constitué de fourrages, la finition implique l’achat de ces compléments au prix élevé », reprend l'Idele.

© Capture d'écran/Idele

(1) Ces résultats sont obtenus par la mise à jour des charges indicées à travers l’Ipampa viande bovine (mensuellement), des charges supplétives à travers la valeur du Smic (à chaque revalorisation), le taux du Livret A (idem) et la valeur du fermage (annuellement), et, du côté du produit, par l’évolution moyenne des aides de la Pac (annuellement). 

(2) Indice des prix d'achat des moyens de production agricole.

(3) À ce jour, il n’y a pas d’Ipampa intégrant des données spécifiques à l'agriculture biologique (comme les aliments ou semences). C'est donc l'Ipampa viande bovine qui est retenu pour calculer les évolutions. 

(4)  Des surcoûts ont été identifiés pour les aliments non-OGM grâce à une étude conduite par le Cereopa, basée sur la prime soja non-OGM (écart entre prix du tourteau de soja standard et sans OGM à Sète). Hypothèse initiale en 2020 : 80 € la tonne en moyenne ; premier semestre de 2021 : 160 € la tonne en moyenne ; deuxième semestre de 2021 : 275 € la tonne en moyenne ; premier semestre dee 2022 : 261 € la tonne en moyenne.