Les travaux de la section ovine d’Interbev « relatifs à la possibilité de mise en place de dérogations additionnelles à celles prévues par la loi ont clairement échoué », déplore la Fédération nationale ovine (FNO) dans un communiqué du 23 septembre 2022.

Les propositions bloquées

Cela s'est passé le 20 septembre 2022 selon le syndicat. « Lors de l’ultime réunion de validation des propositions afin d’être en accord avec le calendrier de publication du décret relatif aux dérogations à Egalim 2, la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB) et Culture Viande ont contribué au blocage des propositions en remettant en cause expressément le principe même de l’obligation de contractualisation posée par la loi, rendant ainsi impossible de trouver un accord interprofessionnel », rapporte la FNO.

Structuration de la commercialisation

L'organisation souligne pourtant « sa fervente volonté à voir appliquée » cette loi, mais elle a aussi défendu le principe des dérogations, notamment lors de son congrès le 8 septembre 2022 au Puy-en-Velay, dans la Haute-Loire. Ces dérogations concernaient principalement les ventes de petits effectifs entre éleveurs, la vente des ovins de plus de 12 mois, ou vente de reproducteurs non destinés à l’abattage.

La FNO précise qu'elle « souhaite focaliser avant tout l’énergie et l’apport de la loi dans la structuration de la commercialisation des ovins de moins de 12 mois destinés à l’abattage ou à l’engraissement, qui sont le cœur de cible de la profession et de tous les maillons de la filière. Ainsi, la loi aurait ce double objectif de garantir à la fois aux éleveurs un prix payé basé sur la variation des coûts de productions, des indicateurs de marché, voire d’autres indicateurs, et d’autre part la sécurisation de la ressource pour assurer la pérennité des outils d’abattage et la présence de l’agneau français en rayons pour les consommateurs. »